ÉDI ' LYBRIS :

L'édition, autrement  !...

 

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Jacqueline & Yves LABAUME

PRESENTATION

Après une vie - professionnelle et familiale - bien remplie, Jacqueline et Yves Labaume se sont installés à La Rochelle pour leur retraite. Chacun en profite pour poursuivre et concrétiser ses rêves ! Après des années d’enseignement et de pratique pianistique, Jacqueline ose enfin prendre sa plume, écrire et ciseler ses textes. L’énergie de Yves n’est plus dévorée par ses élèves et peut s’exprimer à la pointe de son couteau, sa technique picturale préférée. Ils ont décidé de mener à bien un désir qui leur tenait à cœur depuis longtemps : partager et conjuguer leurs activités artistiques. Ce petit recueil en est l’aboutissement. Au départ, les toiles de Yves, peintes en toute liberté et sans projet commun préalable. Dans l’absence de mots. Puis, les sensations et le regard de Jacqueline devant ces toiles, captés par sa plume. L’instant du mot. Deux mondes distincts se donnent à percevoir et s’enrichissent l’un l’autre. Un grand merci à Vincent Riveron pour son aide professionnelle et amicale à la réalisation de ce projet.

Portrait jacqueline et yves labaume 2 br2

L'ABSENCE DE MOTS, L'INSTANT DU MOT

 

 

Recueil textes – images

(peinture au couteau)

Format 23x23, dos carré-collé

Totalement en couleur

Prix de vente : 20€

Couverture idm adm 1

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EXTRAIT : LES FLEURS DU MAL

Les fleurs du mal peinture 1

Un minuscule vase de fleurs dans l’infini d’un paysage et le« merveilleux malheur » de l’homme est jeté sur la toile.
Elles sont « affreusement belles », ces fleurs, desquelles jaillissent une nuée de créatures.
Quel « effroi voluptueux » devant ces couleurs chaleureuses et vivantes !
Ici, pas d’ « obscure clarté », pas de « soleil noir ou mouillé ».
Non, la continuité de ces variations de jaunes, rouges, roses ou blancs.
Ces couleurs illisibles et absurdes pour le « peuple de démons » qui « ribote dans nos cerveaux » !
Et, dans un ciel classique, exempt de tragédie, à peine si l’on sent cette ligne transversale, ligne d’horizon si belle et si finement peinte.
À peine si l’on se rend compte de cette cassure définitive, infranchissable.
« Silence assourdissant » de la nature.
Oui. « Les fleurs du mal », les bien-nommées.

Je joue avec les oxymores tragiques.
J’imagine que la tornade de nos démons disparait dans l’infini.
Je reçois comme un cadeau la puissance des couleurs.
Les tensions s’effacent, la boue pourrait bien devenir de l’or !

 

(Oxymores ou citations de : B. Cyrulnik, D. Annegarn, G. Flaubert, P. Corneille, C. Beaudelaire, A. Camus.)

PRIX DU CONCOURS LITTÉRAIRE DE L'OPÉRA DE PARIS

 

 

SENSATIONNEL !

Jacqueline LABAUME a participé au concours littéraire de l'Opéra de Paris : elle vient d'apprendre qu'elle fait partie des 10 finalistes !

La remise des récompenses a eu lieu le 9 avril à l'Opéra GARNIER, en présence du jury présidé par Éric-Emmanuel SCHMITT, écrivain.

Résultats : le texte de Jacqueline a terminé à la cinquième place sur 820 proposés ! Le voici en exclusivité pour vous !

 

Osmose

-        Maman, je voudrais aller à l’Opéra voir un vrai ballet, sur scène ! ça fait longtemps que je fais de la danse, emmène moi s’il te plait !!!
Ma fille, jeune adolescente. Danseuse en herbe.
Et la danse, pour moi ? Les chignons rebelles, les chaussons roses, les tutus ridicules, les profs insupportables de rigueur, le piano qui claque, les dimanches de gala, les heures d’attente…
-        Oui, oui, on ira à l’Opéra !
Des places bien chères pour chignons bien tirés, chaussons roses, tutus ridicules et surtout, surtout, chorégraphies qui ne correspondent jamais à la musique, ploc-ploc des battements toujours à contretemps, mièvrerie des sentiments…
-        Bon, on y est. 25 octobre 1994. Glass Pieces. Chorégraphie Jérome Robbins.
Le rideau se lève. Pas de décor, puissance de la lumière crue et vivante à la fois. Les costumes des danseurs sont simples et colorés. Je suis transportée, engloutie immédiatement dans un nouveau monde, inimaginable…
La musique éclate, endiablée, rythmes envoûtants, cellules répétitives. Elle est parcourue d’une pulsation continue, les corps sont parcourus par cette pulsation, ils sont cette pulsation.
Sentiment de perfection dès les premières minutes. J’avais enfin trouvé l’union parfaite entre la musique, la danse, la plastique…C’était une découverte si intense, si bouleversante et si réjouissante.
Les larmes jaillissent, la respiration est suspendue.
Ma fille me sert très fort la main. Elle est là, aussi tendue que moi, que toute la salle. C’est violent.
Je garde en moi deux images tellement nettes que les années n’ont pu les effacer.
Première pièce. Musique ininterrompue, frénétique. Déplacements sans fin des danseurs, tête haute, regard fixe, mouvements saccadés, sans jamais se voir ni se rencontrer malgré l’agitation qui règne sur le plateau. Monde glacé où personne ne se regarde. Monde glacé où tout le monde court vers rien.
Pièce centrale. La tension s’est apaisée. Sur le fond de scène défilent en ombres chinoises des danseuses aux gestes mécaniques. L’effet est magique, la musique mélancolique envahit les cœurs. Devant la scène, un duo évolue lentement et s’arrête soudain, immobile.
Ma fille me sert très fort la main. Deux petites bonnes femmes accrochées l’une à l’autre devant tant de beauté. Larmes. Encore.
Ce soir-là, comme jamais dans ma vie, j’ai perçu la quintessence du lien entre mère et fille. En lui offrant ce spectacle, c’est un cadeau fondamental que j’avais conscience de lui faire. Au cœur de cette musique presque tribale, devant ces corps mis à nu dans leur expression, j’ai eu le sentiment de lui faire toucher  tous les messages que jamais je n’aurais pu lui dire par la parole ou le texte.
Oui, la solitude de l’homme est terrible, infinie, désespérée. Oui, en te donnant la vie, je t’ai donné ce désert.
Mais au cœur de cette solitude, il y a l’énergie créatrice de l’homme. Elle est en action, ici, sous nos yeux, elle est bien vivante.
Ma fille, écoute, regarde ! L’énergie de la musique, la puissance de cette énergie dans les corps, le travail infini de l’homme dans sa création, cette création qu’il veut faire partager, cet espoir donné !
Une pression de main, une larme. Un spectacle unique inespéré et, en écho, une communication silencieuse incroyable avec ma fille.
Les regards sont fixes, les gestes saccadés, les rythmes identiques et sans issue possible. Mais dans un infime moment, les regards se croisent, les gestes s’adoucissent, les rythmes se décalent imperceptiblement.
Le spectacle n’est plus sur scène, il est en nous, l’art est accompli.

Jacqueline LABAUME

NOUVEAU SUCCÈS LITTÉRAIRE !

Jacqueline LABAUME, encore reconnue !

 

Avec sa nouvelle "un très léger soupir", Jacqueline Labaume fait partie des 6 concurrents selectionnés pour le concours de nouvelles,  Ecrire pour Chatel 16ème édition, ayant cette année pour sujet, Les femmes et la guerre, à l'occasion du centenaire 1914-1918. Parmi ces 6 sélections, un seul premier prix a été décerné, les autres concurrents n'ont pas été classés.

La nouvelle devait obligatoirement commencer par une introduction extraite de "Dans la guerre", livre d'Alice Fernay.

 On peut lire la nouvelle sur le site de la médiathèque de Chatelaillon, ou tout simplement, cliquer sur le lien suivant :

UN TRES LEGER SOUPIRUN TRES LEGER SOUPIR

Date de dernière mise à jour : 12/04/2017