ÉDI ' LYBRIS :

L'édition, autrement  !...

 

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NOTA : L'image de couverture est un extrait de l'oeuvre d'Isabelle Bartoli, "Fleuve d'amour" ; découvrez son site http://www.isabellebartoli.com

 

Couvseulelamm
 

AVIS DE L'ÉDITEUR

La collection « témoignage » des éditions « Édi’Lybris » a vocation d’authenticité et donne au lecteur l’occasion de s’interroger sur les méandres de l’existence. Dans ce récit, l’auteure se dévoile, parfois crûment, aussi est-il recommandé de ne pas laisser le livre entre des mains non averties.

Au début de l’aventure éditoriale, deux manières de procéder avaient été explorées : fallait-il reprendre complè-tement l’ouvrage de manière à le « romancer » et, ce faisant, lui attribuer tous les ingrédients d’un livre qui se lirait comme une histoire de tous les jours ou bien, au contraire,  préserver cette navigation entre le vécu et un regard rétrospectif qu’invariablement Anna Devair accom-plit au fil de l’eau ?

Le choix de l’auteure a été respecté ; il s’ensuit, pour elle, un véritable parcours du combattant jalonné d’épreu-ves où la force mentale, la résistance, l’inflexibilité éprou-vent la passion vivace, charnelle, épuisante, d’une liaison à double tranchant.

Ce qu’a vécu Anna Devair, combien de femmes, d’hommes, l’ont subi ou le subissent encore au quotidien ! Cet ouvrage est sans nul doute un support de nature à aider chaque victime de manipulation à définir les contours de sa propre expérience.

Quand la lumière éblouit, les ténèbres apparaissent. Anna Devair, en ouvrant les yeux, permettra à d’autres de respirer…

Pierre Brandao

 

PRÉFACE

La démarche n’est pas anodine. Anna est, Anna ressent ! Anna traduit l’implosion incommensurable de ses senti-ments, des frustrations et des vexations qui lui ont été imposées par un individu sans scrupules, dans un témoi-gnage oppressant et touchant à la fois. Anna souffre ! Oui, indéniablement, elle souffre dans tout son être et n’aspire qu’à se libérer du fardeau qui l’obsède, qui hante ses nuits. Elle a besoin de faire son deuil de cette aventure doulou-reuse. En fait, Anna veut revivre, être heureuse enfin ! Quoi de plus naturel !

Extrêmement sensible parce qu’elle a l’amour à fleur de peau, profondément meurtrie par cet épisode dramatique de son existence de femme en quête d’épanouissement, elle téléporte son expérience personnelle vers Florence, une « amie de circonstance » au vécu étrangement semblable.

 C’est ainsi que, d’émois en bouleversements, d’espoirs en déconvenues, Florence jalonne son horizon sentimental d’événements d’abord merveilleux et pleins de promesses puis erratiques et contradictoires qui, insensiblement, vont lui infliger une souffrance sourde et indescriptible. Litté-ralement sous emprise, aveuglée par sa passion pour cet homme auquel elle a cru jusqu’au plus profond de ses entrailles, elle n’a pas vu venir, crescendo, cette douleur existentielle qui trouve son origine dans un nid d’espoirs anéantis. La douleur de l’être, la douleur d’être ! Une douleur insidieuse qui confine à de l’auto-enfermement.

C’est à l’expression d’un témoignage poignant aux descriptions souvent intimes qu’Anna nous invite. Elle dévoile dans cette œuvre, en toute simplicité et sans détour, l’expérience qu’elle a vécue, à tous ceux et toutes celles qui s'identifieront comme étant les proies de personnes au comportement manipulateur. Ce faisant et par cette œuvre, elle les exhorte à prendre toutes les précautions nécessaires pour échapper aux griffes du prédateur et s’évader sans attendre de l'univers malsain et destructeur de la mani-pulation. Cruauté d’un destin ? Fallait-il accepter l’inac-ceptable par amour ? Subir ? Se résigner ? Anna a su, avec un courage louable, se soustraire à temps au piège qui lui était tendu et refaire surface.

Imprégné de cette ambiance qui vous prend les tripes, on ressent en filigrane un désir inconscient et naturel de laver l’affront avant d’évacuer l’indicible.

Et, dès lors, ne serait-il pas judicieux de se regarder le nombril de temps à autre pour voir si nous ne faisons pas partie, même à moindre niveau, de ces êtres carnassiers davantage préoccupés par leur « Moi » que par « L’autre ».

Anna nous livre ici un tombereau de grain à moudre ! Et, comme je lui en faisais part encore dernièrement, force est de reconnaître qu’il y a incontestablement des leçons à tirer de ce bel ouvrage... aussi bien pour les hommes que pour les femmes ! Chacune, chacun, pourra y retrouver un segment de son propre horizon et y déceler, ici ou là, peut-être, une parcelle de turpitude inconsciente dans sa façon d'être au quotidien !... Surtout, Anna, n’en reste pas là !

Jean-Jacques Pécheux

EXTRAIT

 

Un soir, que tu dormais vers Lille, j’essayai en vain de t’avoir au téléphone. Je ne pus trouver le sommeil de toute la nuit. Je tombai sur ta messagerie et te demandai de me rappeler sitôt que tu aurais entendu les trente-six mille messages que je te laissais. J’étais dans un état de panique terrible, certaine qu’il t’était arrivé quelque chose.

Le lendemain, j’arrivai au magasin, catastrophée. J’expliquai la situation à Corinne, qui tenta de me rassurer autant qu’elle le pouvait. Il était dix heures et tu devais déjà avoir commencé ta tournée de livraison. Pourquoi n’avais-je aucune nouvelle de toi ? Soudain, je reçus les accusés de réception de tous les messages que je t’avais laissés. Tu avais donc ouvert ton portable et je m’empressai de t’appeler :

― Mon amour, que s’est-il passé ? Pourquoi tu ne m’as pas appelée ? J’ai essayé de te joindre toute la nuit. Mon Dieu, dis moi ce qui se passe !

Tu me répondis sur un ton un peu arrogant :

―Heï ! Heï ! Calme-toi, rien, c’est pas grave, j’étais fatigué « Amore », je me suis endormi, j’ai coupé le téléphone et j’ai dormi jusqu’à maintenant !

J’avais le sentiment que, pour toi, tout était normal. À la limite, tu te sentais agressé que je fusse si inquiète. Pourtant depuis plusieurs semaines, tu m’envahissais de messages jusqu’à très tard dans la nuit, je pensais donc être en droit de l’être.

― Pourquoi tu ne m’as pas prévenue que tu allais dormir, te demandai-je encore ? Tu peux t’imaginer dans quel état je me trouve après la nuit que j’ai passée à attendre de tes nouvelles ?

― Je ne me suis pas rendu compte ! T’inquiètes pas, « Amore », OK ?  Je suis là ! Maintenant « basta » avec ça, tu te fais du souci pour rien ! Je ferai attention la prochaine fois ! Dis-moi, toi, ça va ? Tu m’aimes alors ? Si tu t’es inquiétée autant, c’est que tu m’aimes ?

― Non, ça ne va pas ! Que tu aies pu me laisser toute la nuit comme ça, je suis un peu en colère. Et si c’était moi qui avais coupé mon téléphone sans te prévenir tu aurais fait quoi ?

― OK, t’as raison ! C’est bon maintenant ?

― Oui, maintenant que je sais que tu vas bien, ça va mieux, mais je vais raccrocher là, j’attends que la colère me passe un peu !

― Va bene, ciao ! Et, brusquement, tu coupas la communication.

 

COMMENTAIRES DE LECTEURS

Une relecture des extraits sur ta page d'auteure. Déjà un cri capable d'éveiller les consciences les plus endormies. (...)
L'écriture est aussi une entreprise de dévoilement tu le sais.
Tes mots comme le pain.
Bruno

***

Ce livre permet d'ouvrir les yeux sur les méthodes de manipulation qu'utilisent les prédateurs . Lorsque la victime se trouve sous l'emprise de son bourreau elle s'en voit totalement aveuglée et n'est souvent plus objective quant à ses réactions et l'attitude qu'elle doit tenir face à lui.

Au delà de cette histoire personnelle, après lecture, certains reconnaissent en eux des comportements qui s'apparentent a une forme de communication destructive ! L'évidence permet de rectifier le tire jusqu'à voir leur couple s'en mieux porter. Ce fut mon cas !

Rachel

Date de dernière mise à jour : 12/04/2017